• « On gouverne pour le Peuple », dit un proverbe célèbre !

La substance de cet adage populaire constitue une indication impérative de l’orientation que doit prendre notre action gouvernementale. Celle-ci doit être conçue et conduite de manière à déboucher sur l’amélioration effective des conditions de vie de nos populations.

  • En l’état actuel des choses, une analyse lucide et profonde de la situation socio-économique de notre pays permet rapidement et clairement d’identifier ce « Peuple » congolais : Il est caractérisé par sa « lutte quotidienne pour la survie » qu’on appelle « l’entrepreneuriat de survie ou de subsistance », c’est dire dans les Micros, Toutes Petites, Petites, Moyennes Entreprises et dans l’Artisanat.
  • Suivant l’histoire naturelle de l’évolution entrepreneuriale, ces micro, toutes petites, petites et moyennes structures devraient au fil du temps, se consolider et se transformer, du moins pour partie d’entre elles, en « entrepreneuriat de croissance », afin de générer des classes moyennes massives, grâce notamment à la consolidation du pouvoir d’achat de nos concitoyens, avant de tirer notre économie vers le plein emploi et l’émergence.
  • Dans ces conditions, parler du « Ministère des Classes Moyennes, Petites et Moyennes Entreprises et Artisanat » dans toute sa transversalité revient tout simplement à parler du « quotidien » du congolais de la « vraie vie » de nos concitoyens ; bref, de la « Nation Congolaise » qui, dans son ensemble, est et devrait rester le point d’impact maximal de toutes nos politiques publiques.
  • Par ailleurs, alors que notre secteur entrepreneuriat n’en était encore qu’au stade « embryonnaire », voici qu’il vient d’être, comme tant d’autres secteurs de la vie nationale, totalement laminé par le TSUNAMI lié à la pandémie du Coronavirus (COVID-19) qui a tout dévasté sur son passage.
  • Dans ce contexte, bien sûr, des mesures immédiates d’envergure sont nécessaires pour l’atténuation à court terme de dégâts liés ce virus. Mais, il est évident que le plus dur reste à venir et à inventer, car il va falloir « bâtir notre entrepreneuriat, qui était déjà « confiné », sur des ruines des ravages de la pandémie.
  • Tel GOLIATH face à DAVID, voilà le colossal défi qui se pose à nous ce jour et auquel le PRONADEC va tenter, avec l’appui de l’ensemble du Gouvernement, de répondre de manière originale, concrète et pragmatique.
  • Nous inspirant de la sagesse qui enseigne, je cite : « Si vous faites ce que vous avez fait hier, alors aujourd’hui et demain ne seront pas différents d’hier… », nous avons donc levé l’option de proposer cette fois-ci des actions radicales et holistiques, en ce qu’elles prennent en compte l’ensemble de la problématique et entendent déboucher sur un cercle socio-économique vertueux, à même d’impacter positivement le quotidien du « Peuple » congolais, notre ultime préoccupation à tous.

En effet, caractérisé par son faible taux de création d’entreprises, qui constate d’ailleurs avec un taux d’une sévérité extrême  de mortalité ou létalité de ces mêmes entreprises, une densité marginale au Km², une fracture entre les villes et les territoires ruraux, une informalité en outrance, une supplantation toute aussi excessive des ONG, ONGD et ASBL, ainsi qu’une transactionnalité économique et commerciale observante et archidominée par les entreprises de droit étranger ou à capitaux majoritairement étrangers, l’entrepreneuriat congolais s’est amenuisé au fil de temps, au point de déboucher sur une articulation économique aberrante, caractérisée par une pauvreté généralisée, persistante et même aggravée ; un chômage de masse, avec l’Etat comme le plus grand employeur formel ; des importations massives des biens et services de première nécessité ; ainsi que la production de ce que la société ne consomme pas et la consommation de ce que l’économie ne produite pas.

  • L’heure est donc venue de sonner l’alerte générale de toutes les forces vives nationales, en vue de redresser la situation. Rien ne saurait justifier d’attendre un autre horizon temporel pour agir, si ce n’est aujourd’hui et maintenant. Ainsi, en vue de poser la première pierre de construction de cet édifice, le PRONADEC ambitionne de confronter sérieusement et de manière holistique la problématique du développement et de la relance de l’entrepreneuriat ans notre pays.
  • Les grandes lignes du PRONADEC
  • Partant de l’état des lieux dressé ci-avant et abreuvé par l’expérience de plusieurs autres pays de référence en matière de développement de l’entrepreneuriat local, le PRONADEC propose une thérapeutique de choc et trilogique, en vue de résoudre une équation à trois inconnues, en agissant sur trois tableaux symbolisés, chacun par un « C ».

 

Il s’agit donc des « TROIS C » qui y sont développés comme suit :

      • « C », comme « Capacité », qui vise la capacitation permanente de l’entrepreneur congolais actuel et futur (dès le bas-âge) par sa formation, ainsi que sa professionnalisation ;
      • « C », comme « Crédit » ou « Capital », qui vise le dispositif à mettre en place, en vue de « clarifier et d’encadrer l’accès des MPMEA congolais aux financements tant classiques qu’innovants ;
      • Et, « C », comme « Contrat », en vue d’accompagner les MPME congolais à accéder plus facilement aux contrats des marchés publics comme privés.

 

  • Comme schématisé sur la page de garde, la mention « 3 C » est située à l’intérieur d’un grand C, le quatrième qui, lui, fait plutôt référence au Climat des affaires qui doit être constamment amélioré, en vue de renforcer la sécurité juridique, administrative et même judiciaire de l’environnement des affaires dans notre pays.
  • Pour matérialiser cette vision, QUINZE (15) AXES D’ACTION sont proposés.
  • Comme di-avant, inspiré de la SNSPME, le PRONADEC, comme on le voit, déroule une matrice d’actions pragmatiques à implémenter pour l’accouchement des véritables classes moyennes en République Démocratique du Congo, suivant la pyramide produite par le BAD, après avoir cartographié le continent africain, à savoir :
      • Classe moyenne flottante (2 à 4 USD/personne/jour) ;
      • Classe moyenne inférieure (4 à 10 USD/personne/jour) ;
      • Classe moyenne supérieur (10 à 20 USD/personne/jour).
  • Il est bien entendu que les populations sous le seuil de pauvreté gagent en dessus de 2USD/personne/jour, tandis que les Classes riches ont un revenu supérieur à 20USD/personne/jour.

 

Somme toute, tous les congolais, à quelques exceptions près, sont « entrepreneurs ou artisans » à quelque niveau que ce soit. C’est un besoin vital plus qu’une partie de loisir. A ce jour, ruines, après la dévastation, suite au TSUNAMI COVID-19.

 

A la suite de Winstonn Churchill qui a dit, je cite : « Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté », saisissons donc cette opportunité historique que nous offre cette terrible crise économico-sanitaire pour bâtir, de ses ruines, notre système entrepreneurial avec des actions inédites, pragmatiques et holistiques que propose PRONADEC !

Justin KALUMBA MWANA-NGONGO